Au sein du projet européen d'observation dénommé Calar Alto Legacy Integral Field Area survey (CALIFA), dirigé par le Consejo Superior de Investigaciones Cientificas (CSIC), l'histoire de 105 galaxies de l'Univers proche vient d'être révélé.
CALIFA survey est un programme de recherche surveillant environ 600 galaxies dans l'univers dit local [1]. Les observations ont commencé à l'été 2010 et les premières vagues de données sont arrivées à la fin de l'année 2012. A ce stade de la première tranche, de nombreuses images et spectres ont été collectés, les données détaillées sur la structure galactique et les propriétés physiques de galaxies telles que la composition, la température, l'âge ont donc pu être analysées. A partir de chaque spectre et grâce à une base de données envisageant l'évolution possible des étoiles, il est possible de connaitre la durée d'évolution des galaxies, de découvrir quelle quantité de masse se convertit en étoiles à chaque moment et de quel type de population stellaire il s'agit.
Les résultats de la première tranche du projet, publiées début février dans la revue The Astrophysical Journal Letters, concluent sur le fait que le rythme de formation stellaire est le même pour toutes les régions de toutes les galaxies à l'exception de celles de taille massive. Ces dernières présentent un pic dans leurs rythmes de croissance au début de leur formation. De ce fait, les zones centrales de la galaxie qui sont les plus anciennes se forment à un rythme supérieur au reste. De cette observation, il est possible de conclure que les galaxies massives ont une croissance plus rapide que les autres et qui va de l'intérieur vers l'extérieur.
Enrique Perez, de l'Institut d'Astrophysique d'Andalousie (IAA [CSIC]) explique d'après ses calculs que le pic de croissance maximal d'une galaxie massive se produit lorsque celle-ci atteint une masse de quelques dizaines de milliards de masses solaires et dure entre 5 et 7 milliards d'années. Ensuite, son rythme de croissance baisse. La Voie Lactée en revanche est une galaxie de faible masse et, selon l'étude, croit lentement et de manière uniforme.