Le panorama énergétique mondial a vu ces dernières années l'apparition de nouveaux facteurs qui changent la donne tant au niveau mondial que pour le Japon : montée en puissance énergétique de la Chine, "révolution silencieuse" du gaz de schiste aux Etats-Unis...
Dans un souci de parvenir à une facture énergétique moins elevée, le gouvernement japonais a annoncé un investissement d'envergure pour les projets permettant de parvenir à une énergie moins onéreuse. Il prendra la forme de garanties gouvernementales pour des prêts dont le montant total atteindra un trillion de yens (8,13 milliards d'euros). Ces prêts seront garantis par la JOGMEC (Japan Oil, Gas and Metals National Corp.) et pourront couvrir jusqu'à 75% du montant du projet (au lieu des 50% qui prévalaient jusqu'à présent) et bénéficieront d'un taux d'interêt de 0,8% (au lieu de 0,9%).
La majorité des fonds levés grâce à cette mesure sont destinés à financer des projets d'extraction de gaz de schiste aux Etats-Unis. Parmi ceux-ci figurent trois principaux projets : le premier entre Osaka Gas & Chubu Electric Power, le second, une alliance entre Mitsui & Mitsubishi et le dernier entre Tokyo Gas & Sumitomo. Cependant le gouvernement japonais cherche aussi à diversifier ses sources d'approvisionnement énergétique et cette garantie financière sera aussi accordée à des projets gaziers en Russie, en Australie et en Afrique.
L'exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis devrait permettre de diminuer la facture énergétique nippone. Le prix du gaz au Japon étant en effet en moyenne cinq fois plus élevé qu'aux Etats-Unis (soit entre 15 et 16 dollar par Btu de GNL), l'importation de gaz naturel des Etats-Unis fait passer ce coût à 10 dollars par Btu de GNL.
Une présentation détaillée de ce programme sera effectuée par le METI le 18 février 2013.
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Acronymes utilisés :
GNL : Gaz naturel liquéfié
METI : Ministry of Economy, Trade and Industry
Btu : British thermal unit