Une équipe de recherche de l'université du Tohoku a développé un logiciel permettant de modéliser l'impact d'un tsunami sur des infrastructures, telles que des centrales électriques, des usines ou des maisons. Le modèle utilise des données numériques et des animations dans le but de montrer les types de forces subis par les bâtiments dans le cas d'un tsunami, utilisant des voitures et d'autres objets comme projectiles.
La majorité des modèles de simulation se focalise sur la dynamique du tsunami et sur les régions inondées sur des centaines de kilomètres. Ce nouveau modèle simule l'impact d'un tsunami à une échelle plus locale, incluant les effets d'éléments naturels tels que les arbres arrachés et emportés par la vague. Aussi, à la différence des logiciels classiques s'exécutant sur des superordinateurs, ce nouveau logiciel n'utilise qu'un ordinateur personnel et présente une vision plus localisée de ces impacts.
Ce logiciel de simulation utilise des informations détaillées sur l'environnement côtier comme la position des bâtiments, la densité de voitures ou d'arbres supposément présents sur un lieu. La simulation prend aussi en compte le fait que la vitesse de la vague peut changer au cours de sa progression en fonction des obstacles rencontrés. Le calcul prend 10 jours et présente le résultat sous la forme d'une animation afin d'avoir une représentation visuelle de la tournure éventuelle des événements.
L'objectif d'un tel logiciel est de rendre accessible ces simulations à des entreprises ou des organisations gouvernementales dans le but de construire des infrastructures plus résistantes. L'équipe développant ce nouveau logiciel est dirigée par le Professeur Jun Ishimoto en collaboration avec deux compagnies japonaises privées, l'Explosion Research Institute Inc. et l'entreprise Lancemore Co. elle-même spécialisée dans l'analyse de l'intégrité structurelle des infrastructures. Une version commercialisable devrait être disponible à partir de 2016.
Le développement de ce logiciel de simulation fait suite aux événements du 11 mars 2011. En effet, les simulations effectuées avant le 11 mars avaient largement sous-évalué l'impact du tsunami. Les dégâts engendrés ont été jusqu'à 10 fois supérieurs aux prévisions.