Les résultats établis par ces chercheurs de University College Dublin (UCD) pourraient avoir de profondes implications pour la nanomédecine, aux niveaux de l'administration de médicaments, de l'amélioration de la capacité de diagnostiquer tôt la maladie, et de la réglementation sur l'utilisation des nanotechnologies.
Le Professeur Kenneth Dawson et ses collègues de l'UCD ont mis en évidence ce qui se passe quand une nanoparticule 'nue' pénètre dans un nouvel environnement, qu'il s'agisse d'un organisme vivant ou d'un milieu naturel, par exemple une rivière. Ils ont montré que les nanoparticules soit s'enfonçaient dans le milieu soit adsorbaient des molécules à leur surface pour former un manteau connu sous le nom de couronne, et c'est cette couronne de protéines et de graisses qui interagit avec l'environnement plutôt que le matériau nanoparticule lui-même.
Les nanoparticules se drapent d'une manière tout à fait différente de celle des grosses particules ou des molécules médicamenteuses. Elles peuvent acquérir presque toute la gamme d'activités biologiques des protéines, explique le professeur Dawson. Tout ce qui est adsorbé à la surface de la nanoparticule influe sur la façon dont la nanoparticule va fonctionner dans le corps. Il existe aussi certaines preuves que, lors d'un déplacement à travers les différentes parties du corps, les nanoparticules conservent une 'couronne mémoire' des milieux précédemment rencontrés, et qui pourraient affecter la manière dont les nanoparticules se distribuent dans les différents organes.
Ces chercheurs ont également mis au point des outils pour analyser la mosaïque de molécules qui composent la couronne sous différentes conditions expérimentales.
Kenneth A. Dawson - Professor of Physical Chemistry - School Of Chemistry & Chemical Biology - University College Dublin - email : kenneth.a.dawson@cbni.ucd.ie