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#1 2/12/2008 15:41

eric.werner
Modérateur
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Des plastiques "antimicrobiens" pour un usage alimentaire

Pour éliminer les bactéries indésirables, les industriels privilégient actuellement les opérations de nettoyage et de désinfection. Cela dit, le résultat de ces procédures longues, lourdes et coûteuses à mettre en oeuvre n'est pas toujours très satisfaisant. Qui plus est, les nouvelles réglementations en vigueur que sont Reach et Biocides ne cessent de réduire le nombre de produits autorisés. D'où le développement de solutions alternatives "propres" basées sur la prévention de la contamination. Parmi celles-ci, les surfaces plastiques à propriétés antimicrobiennes - effet anti-adhésif couplé ou non à un effet bactéricide/bactériostatique - représentent une solution originale et innovante. Pour autant, il ne s'agit pas de supprimer l'opération de nettoyage mais de la faciliter en réduisant le degré de biocontamination des surfaces.

Des chercheurs de l'Unité mixte de recherche "Ingénierie des procédés alimentaires" de l'Inra, à Massy, sont parvenus à modifier la surface des plastiques pour les rendre "attractifs" ou au contraire "répulsifs" vis-à-vis des bactéries. Modifier la surface de matériaux plastiques inertes impose une première étape dite d'activation radicalaire, à l'aide d'un rayonnement ionisant, pour générer des sites actifs et une étape dite d'imprégnation, par contact du site actif avec le monomère à greffer. La liaison ainsi formée entre le monomère et le site actif est de type covalent. Il s'agit donc d'une liaison extrêmement forte qui devrait conférer un caractère d'irréversibilité au greffage, et ceci quelles que soient les conditions de pH, de température et de temps. Selon la réactivité des espèces radicalaires, la nature des molécules à greffer, leur degré de polymérisation et leur accessibilité, l'effet final pourra être différent. Tout l'art consiste donc à trouver l'architecture macromoléculaire "idéale" adaptée au cas envisagé.

C'est avec succès que cette stratégie a été développée et brevetée par l'Inra, pour conférer des propriétés d'hydrophilie "contrôlée", c'est-à-dire avec un gradient des propriétés acido-basiques et électriques, à la surface de matériaux plastiques. Ce concept novateur, qui fait actuellement l'objet d'un programme de recherches complémentaires visant à démontrer la faisabilité industrielle du procédé et son efficacité antimicrobienne, pourrait, si les résultats se confirment, trouver d'autres applications dans les domaines médical, pharmaceutique et cosmétique.

Contact : Inra/Massy - Unité Mixte de Recherche "Ingénierie des Procédés Alimentaires" - Anne-Marie Riquet-Motchidlover : tél. +33 (0)1 69 93 51 19 - email : anne-marie.riquet@agroparistech.fr

Origine : BE France numéro 218 - ADIT - 26/11/2008 - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56800.htm

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