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#1 30/10/2006 16:28

pierre.leroy
Modérateur
Date d'inscription: 13/10/2006
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La recherche fondamentale sur les blastocystes

L'annonce par la Commission européenne de l'adoption du 7ème programme cadre jusqu'en 2013 et du financement des travaux de recherche sur les cellules souches a engendré une vive polémique en Slovénie. Deux chercheurs de renom se sont exprimés à ce sujet dans la presse.
Le professeur, dr. Radovan Komel, responsable du centre médical de biologie moléculaire, plaide en faveur de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, afin de trouver des réponses crédibles et scientifiques à des questions essentielles. Selon dr. Komel, la distance qui sépare une cellule souche de blastocyste de la formation d'un neurone peut être exprimée sur une échelle de un à cent. Mais, pour comprendre les nombreux processus intermédiaires menant à cette transformation et pouvoir un jour utiliser en toute sécurité des cellules pour soigner des maladies aujourd'hui incurables, ces travaux de recherche sont indispensables. Le clonage thérapeutique, autorisé dans certains pays, ne paraît pas problématique au dr. Komel. Il estime en effet qu'une législation bien définie permettant le clonage à des fins strictement thérapeutiques, c'est-à-dire permettant les travaux de recherche sur la différenciation des cellules ou le développement des tissus, serait un atout.
Selon dr. Komel, les différentes législations nationales et l'absence d'harmonisation dans ce domaine sont un grave obstacle à la coopération internationale. Et ceci, pas seulement parce que lui-même ou ses collaborateurs ne sauront même pas à partir de quel moment ils se trouveront dans l'illégalité lors de leur participation à des segments de tels travaux de recherche. Le problème central, explique M. Komel, sera une fragmentation par secteurs de l'espace scientifique européen qui empêchera d'atteindre l'objectif déclaré de concurrence aux Etats-Unis ou à la Chine en pleine expansion.
Le docteur Irma Virant-Klun, responsable du laboratoire de fécondation assistée par la biomédecine, pense pour sa part, que toutes les possibilités alternatives aux travaux de recherche sur des cellules souches à des fins thérapeutiques n'ont pas encore été épuisées et qu'il existe d'autres possibilités que la reproduction assistée pour obtenir des embryons destinés à la recherche. Selon le dr. Virant-Klun, l'utilisation d'un embryon pour le traitement de diverses maladies est problématique du point de vue éthique. Elle pense qu'il existe ainsi un danger de création d'un grand nombre d'embryons, ces derniers devenant alors un objet commercial de masse. Elle y voit même une déshumanisation.
La seule voie acceptable lui semble être le développement de méthodes qui permettraient, d'une manière similaire au diagnostic génétique avant implantation, d'isoler une partie de la cellule de l'embryon sans endommager ni détruire ce dernier. De tels prélèvements de cellules seraient, à son avis, plus particulièrement adaptés aux travaux de recherche sur la nidation de l'embryon dans l'utérus, qui représente un des processus naturels les plus complexes.
Selon le dr. Virant-Klun, il est indispensable de se consacrer avant tout aux travaux de recherche permettant l'obtention de cellules souches à partir de tissu adulte et leur différenciation en différents tissus. Les cellules souches du placenta, du sang contenu dans le cordon ombilical ou de l'ovaire sont à ce titre particulièrement intéressantes.

Contacts :
- http://www2.kclj.si/_sporocila/sp-2001-06-06-1.html
- radovan.komel@mf.uni-lj.si


Source : Delo, 7/09/2006, 14/09/2006
Rédacteur :

Origine : BE Slovénie numéro 46 - Ambassade de France en Slovénie - 10/10/2006 - code ADIT : 39513

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