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#1 14/01/2008 15:48

eric.werner
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Extraction de l'astaxanthine des carapaces de crevettes

L'astaxanthine est un pigment caroténoïde rouge synthétisé par des microalgues (Haematococcus pluvialis) qui donne aux saumons, crevettes et aux flamants roses leur belle couleur rose-orangé. Elle possède des propriétés antioxydantes élevées, 10 fois supérieures à celles du carotène que l'on trouve dans les fruits et légumes, et jouerait un rôle photoprotecteur. Le pigment est incorporé aux aliments destinés à l'aquaculture pour colorer la chair des poissons, et est vendu sous forme de supplément nutritionnel pour la consommation humaine.

L'astaxanthine commerciale est produite à partir d'algues ou est synthétisée chimiquement à partir du carotène. Des déchets de crevettes pilés sont parfois ajoutés à l'alimentation des salmonidés. C'est un pigment coûteux qui se vend à environ 200 dollars australiens le gramme (soit environ 120 euros le gramme).

Un procédé d'extraction d'astaxanthine a était mis au point à l'Université de Nouvelle-Galles du Sud à partir de déchets de crevettes (têtes et queues) dans lesquelles est surtout concentré le pigment. Les chercheurs ont utilisé la méthode d'extraction au dioxyde de carbone supercritique pour solubiliser les molécules de pigment. Cette méthode est une technologie propre employée pour l'extraction d'antioxydants, arômes et huiles végétales, qui présente de nombreux avantages. Les température et pression supercritiques du CO2 étant relativement basses (31°C et 74 bars) l'extraction peut-être réalisée à une température faible réduisant ainsi les risques de dégradation thermique du pigment. Contrairement aux solvants chimiques, elle ne laisse aucun résidu dans l'extrait ni dans les restes de la matière première, et le CO2 est recyclé à l'état gazeux en fin d'extraction. Le rendement est suffisamment élevé (environ 8 mg / kg de carapaces) pour en faire une méthode commercialement viable.

Cette nouvelle source d'astaxanthine commerciale est aussi le moyen d'utiliser une partie des tonnes de déchets de crevettes générées par les usines de traitement et de conditionnement. Les résidus non pollués de l'extraction pourront à leur tour être utilisés, notamment comme agents de filtration ou pour la production d'agents d'enrobage naturels dans l'industrie alimentaire.

Source : University of New South Wales

Origine : BE Australie numéro 55 - Ambassade de France en Australie - 4/01/2008 - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52452.htm

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