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#1 20/03/2008 11:57

eric.werner
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Mise au point de nouveaux tests pour déterminer la provenance des aliments via les oligo-éléments et les gènes

Des tests de laboratoire peuvent évaluer l'origine des aliments en détectant les spécificités régionales, soit par le biais de marqueurs génétiques, soit à partir de la composition du sol sur lequel les plantes sont produites. Akemi Yasui et ses collègues du National Food Research Institute ont trouvé un moyen de distinguer les oignons cultivés au Japon de ceux cultivés en Chine ou dans d'autres pays par l'analyse des éléments minéraux prélevés dans le sol par les plantes. L'origine géologique du Japon est différente de celle de la Chine, de même que la géographie, le climat et les engrais. Par conséquent, les proportions des différents éléments minéraux constituent une empreinte de la région de culture. L'équipe de A. Yasui a donc étudié par spectrométrie les concentrations de 14 éléments minéraux (Na, Mg, P, Mn, Co, Ni, Cu, Zn, Rb, Sr, Mo, Cd, Cs et Ba) de 309 plants d'oignons (108 provenant d'Hokkaido, 52 de Saga, 77 de Hyogo et 72 de pays étrangers exportateurs d'oignons vers le Japon) afin de créer leurs "empreintes".

Jusqu'ici, l'équipe a recueilli suffisamment de données pour être en mesure de distinguer les oignons cultivés au Japon de ceux en provenance d'autres pays. Les oignons cultivés au Japon ont également des caractéristiques régionales mais les différences sont trop faibles pour permettre la différenciation entre régions d'origine. D'autres aliments tels que l'aïl peuvent également être localisés par leur composition élémentaire. Le Food and Agricultural Materials Inspection Center utilise cette procédure dans le cadre de sa surveillance des étiquettes de produits alimentaires et certaines sociétés sont en train d'adopter cette technique pour leurs propres besoins en produits alimentaires. La Kirin Holdings Co., par exemple, a mis au point un moyen d'identification de la provenance (au niveau régional) des feuilles de thé vert. Cette technique facilite l'étiquetage de l'origine du thé, obligatoire depuis octobre 2007. Pour développer cette technique, Kirin a recueilli des échantillons de feuilles de thé de 175 sites au Japon et 24 en Chine. En analysant 24 éléments dans les feuilles, Kirin peut distinguer le thé cultivé en Chine de celui cultivé au Japon. Une autre façon d'identifier les produits alimentaires est d'analyser leur ADN. Une équipe dirigée par Hideaki Takahashi (National Institute of Livestock and Grassland Science) a mis au point un moyen d'identifier les poulets de race "Jidori-Hina" d'Akita par la recherche de seulement 5 gènes spécifiques. Ce test a aussi été développé pour la race "Nagoya-Cochin" d'Aichi. Ce type d'identification génétique n'est toutefois pas aisé et dans certains cas, l'origine régionale ne peut pas être identifiée par cette méthode.

Dans le cas du riz, Koshihikari est l'une des souches de riz les plus populaires au Japon, cultivée dans tout le pays, de sorte qu'il n'y a pas de spécificité génétique régionale. Néanmoins, la préfecture de Niigata a pris des mesures en 2005 pour que le riz qui y est cultivé soit une variété locale possédant des gènes de résistance au champignon responsable de la brunissure du riz (pyriculariose ou imochi-byo en japonais). En sélectionnant cette variété, ils ont donc créé un déterminant génétique pour ce riz cultivé localement qui pourrait ainsi être identifié par son empreinte génétique.

Pour en savoir plus : Résumé de l'article du J. Agric. Food Chem

Source : Nikkei Weekly

Origine : BE Japon numéro 474 - Ambassade de France au Japon - 12/03/2008 - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53479.htm

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